Jour 1 727

Volets bleutés

Volets bleutés
Acrylique sur toile
20 X 20 po

Volets bleutés. Les rideaux de velours bruns, aux reflets sombres, presque noirs, sont tirés. C’est la nuit et les gens dorment, tranquilles. Dans la plus grande fenêtre, ou plus précisément dans les rideaux tirés de la plus grande fenêtre, je vois un visage féminin, aux yeux fermés puisque la protagoniste dort. Il s’en dégage une grande douceur, comme dans la plupart des visages quand ils dorment. La dormeuse rêve à la ville de Barcelone, c’est la raison pour laquelle la maison qu’elle habite est couverte, le temps de son rêve, d’enjolivures, de courbes, de motifs colorés et joyeux.
Dans les appartements des couche-tard de cet édifice, pour une raison que l’on ignore, ou alors simplement pour profiter d’un contact direct avec la douceur de l’été, les rideaux ne sont pas tirés, laissant la lumière se répandre jusque sur le trottoir. J’y suis justement, sur le trottoir de cet édifice de Barcelone, la dormeuse au visage doux m’y a transportée avec elle. Pour admirer la beauté jusque dans les hauteurs des derniers étages, j’incline la tête vers l’arrière. Les couleurs me font des clins d’œil que je discerne très bien, malgré la nuit. C’est comme ça dans les grandes villes, on voit bien même la nuit. Au bout d’un moment, je dois cesser d’incliner la tête car je commence à avoir mal au cou. Je poursuis ma promenade sans plus de manière. Le prochain édifice, je l’aperçois d’ici, m’appelle déjà avec ses couleurs et ses lumières tout aussi riches.
****
Changement d’à propos. J’ai tellement aimé Joan Didion que j’ai acheté, dans sa version originale chez Grasset et donc à gros prix, Le bleu de la nuit qui raconte, cette fois, non pas la disparition du mari mais celle de sa fille unique, décédée à 39 ans. En partie à cause du gros prix, pour avoir l’impression de profiter pleinement de mon investissement, je lis chaque page deux fois avant de passer à la suivante. Quand je serai rendue à la dernière page, je vais peut-être avoir envie de lire en partant de la fin.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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